la sortie de mon enfance (9)

Les Classiques, les Tours, les Championnats du Monde, je n’ai pratiquement rien raté. Pour moi, les années Merckx furent les plus belles et moi pendant ce temps je m’apprêtais à entrer dans le monde du travail. A 15ans et demi c’était la mise en route dans le bâtiment avec mon Père. Thévenet venait de remporter son premier Tour de France, mettant fin au règne d’Eddy Merckx. C’était en 1975, il allait récidiver 2ans plus tard … Cette meme année, je découvre un nouveau coureur : Bernard Hinault
Il remporte un fabuleux doublé en Belgique, je suis convaincu qu’il va faire partie des plus grands … Je possède un point commun avec lui, je suis têtu et revanchard, je ne lache jamais rien. Les week-ends, je me rends souvent sur les courses, surtout en Avril où toutes les plus belles classiques s’enchaînent (Tour des Flandres, Paris Roubaix, La Flèche Wallonne, Liège Bastogne Liège etc…).
En 1980, je décide d’aller assister aux Championnats du Monde à Sallanches car je suis certain que Bernard Hinault va l’emporter. Je parie même le Champagne, malgré mon pari gagné j’attends toujours après …(il doit être bien frais !)
1981, j’épouse la femme de ma vie ! 30ans après, elle me supporte toujours (un veritable exploit…). Notre première destination de vacances est dans le sud : Cannes, Nice, Monaco sont des visites incontournables et nous remontons une semaine dans les Alpes. C’est la première fois que je vais escalader un vrai col. J’enchaîne Lautaret et Galibier avec un braquet de fou (plateau de 42 à l’avant). Je suis très satisfait. En rentrant de vacances, je reprendrai de plus belle le vélo, laissant tomber progressivement le football. J’effectuerai 2 fois Paris-Roubaix cyclo (254 kilomètres) dont une fois sous une pluie diluvienne, avec plusieurs crevaisons, j’effectuerai également Lille-Hardelot.
1983 sera une drôle d’année, d’abord une grande joie avec la naissance de mon fils Sébastien en Mars et la douleur de perdre mon Père en Octobre.

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